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Date de création : 08.11.2011
Dernière mise à jour :
13.04.2015
692 articles
« Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement, leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité », disait Kofi Annan, alors secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. La Convention Internationale des Droits de l'Enfant, est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies, le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement, un être fragile, qu'il faut protéger, mais que c'est une personne, qui a le droit d'être éduquée, soignée, protégée, quel que soit l'endroit du monde où elle est née. Elle affirme également, que l’enfant a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Cette convention a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et … les États-Unis, ont refusé de s'engager.
Ce texte est très important, mais pas suffisant. Il reste beaucoup à faire, pour que les droits des enfants deviennent une réalité tangible, dans tous les pays du monde. En effet, les droits ne sont réels, que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants, comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord, créer les conditions sociales, économiques et culturelles, afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix, que les droits de l'enfant seront véritablement respectés. Pour célébrer cette journée internationale des droits de l’enfant, j’ai choisi de revenir sur l’affaire du pédophile espagnol Ganiel Galvan, condamné au Maroc, à 30 ans de prison, et gracié par le roi Mohamed VI. Ironie du sort, deux jours avant la célébration de cette journée symbole, une cour espagnole vient de signifier le refus de l’Espagne de restituer le pédophile au Maroc.
En effet, une cour espagnole a prononcé lundi 18 novembre 2013, un arrêt dans lequel, elle indique que le tristement célèbre pédophile Ganiel Galvan purgera sa peine en Espagne. En réalité, le tribunal de l’Audience nationale à Madrid a suivi l’avis du Parquet, qui s’était appuyé, le 14 novembre 2013, sur la convention signée entre les deux pays, le Maroc et l’Espagne, en l’occurrence, qui ne prévoit pas d’extrader les ressortissants d’une rive de la mer Méditerranée, à une autre. Voilà donc, une grave crise sociopolitique survenue au cours de l’été dernier, au Maroc, qui se termine en queue de poisson. Un épilogue ? Pas si sûr. Mais soyons honnêtes, l’Espagne n’aurait jamais, livré l’un de ses ressortissants au Maroc, même si la convention liant les deux pays, en la matière, le prévoyait. Ganiel Galvan est donc, pour le moment tranquille, pour le reste de sa misérable vie, pour tous les crimes commis sur des enfants, au royaume chérifien.
L’on se rappelle à ce propos, que le mois d’août dernier, avait été particulièrement, agité au Maroc, avec un peuple en furie, contre le roi Mohammed VI, qui venait d’accorder la grâce à Ganiel Galvan, un espagnol qui a écumé le royaume, à la recherche de chair infantile, bien fraiche. Le pédophile est arrêté par la suite, en Espagne, et passé devant le tribunal lundi dernier. Après le refus d’extradition prononcé ce lundi, le Tribunal a précisé, qu’il fera en sorte, que le coupable purge sa peine, dans une prison espagnole. Ce qui était le vœu initial bien évidemment, du pédophile Daniel Galvan qui s’en tire finalement, sans gros bobos. Quant aux droits des enfants ? Foutaise que tout cela !
Poursuivi au Maroc pour le viol de onze enfants, Oui, onze enfants, Daniel Galvan devait purger une peine de 30 ans de prison, selon le verdict prononcé à son encontre, en 2011, par une cour marocaine. Mais, on ne sait par quel mécanisme, ce pédophile espagnol de 65 ans, a bénéficié d’une grâce de Mohammed VI, au bout de deux ans d’emprisonnement, et a vite fait de quitter le royaume chérifien, pour aller se réfugier dans son pays natal où il sera à nouveau arrêté, pour être reconduit en prison. Arrestation qui faisait suite, à un mandat d’arrêt international, émis par le Maroc, après que le peuple marocain soit descendu dans la rue. Mais, s’il est vrai que le peuple marocain a manifesté en masse, dans la rue, à la suite de cette malheureuse affaire d’enfance bafouée, il est tout aussi vrai, qu’il ne l’a pas longtemps, occupée.
Cette occupation provisoire de la rue, est intervenue, malgré la décision de Mohammed VI, d'annuler la grâce qu'il avait accordée, à Daniel Galvan. L’indignation populaire a persisté quelque temps, dans les rues marocaines où les citoyens ne cessaient de manifester, faisant fi de la répression policière. Pour les observateurs avertis, il était clair, que ces indignations, ne ne sont pas générées uniquement, par cette tragédie enfantine, sinon elle se serait très vite, éteinte avec la contre-mesure royale, d’annuler la grâce accordée au pédophile espagnol.
En réalité, la vague d’indignation, qui avait pris pour étendard, les errements du Makhzen, concernant l’affaire Daniel Galvan, cachait mal, une revendication plus sourde, dont les racines plongent dans le système politique global du royaume. Le slogan du mot d’ordre de ces manifestations ne laissait d’ailleurs, aucun doute sur ce sujet : «Le pouvoir au peuple», scandaient les manifestants marocains. Une grave crise politique a donc, secoué l’establishment politique marocain. Ainsi, le parti Istiqlal, membre de la coalition gouvernementale, a claqué la porte du gouvernement, au moment où s’exacerbaient les rivalités internes et les diverses dissidences, à propos de cette affaire.
Il ne faut perdre de vue que l’économie marocaine, est bâtie en grande partie, sur un tourisme «thématique », qui, comme en Thaïlande, insulte la morale de la majorité de la population, en bafouant entre autre, les droits les plus élémentaires des enfants. Le Maroc a en effet, fait du tourisme « ouvert », une carte d’asservissement et de domestication de sa population, enfants compris. Le Maroc est comme la Tunisie, une destination où de nombreuses nationalités peuvent venir séjourner sans produire un passeport, au moment où les Etats des ressortissants de ces pays, exigent non seulement, un passeport, mais un visa d’entrée délivré au compte-gouttes, à des prix exorbitants. Mais le Maroc se distingue de la Tunisie par une grande permissivité, vis-à-vis des enfants.
Ce tourisme « thématique », c’est-à-dire, sexuel et pédophile, a ainsi, livré les enfants marocains de la misère, aux prédateurs sexuels, qui ont une façon perverse, de rentabiliser leur voyage, à l’aune de leur libido dépravée. L’ONG marocaine «Touche pas à mon enfant», estime à 26.000 par an, le nombre d'enfants marocains violés, soit 71 par jour. «Et une partie de ces délits est commise par des réseaux de pédophiles bien organisés, qui évoluent dans le milieu de la jet-set de Marrakech, y compris, par de puissants hommes politiques et chefs d'entreprise européens », relève ainsi, le journal espagnol « El Mundo ».
Mais, la société civile marocaine, qui a montré son attachement aux grandes valeurs traditionnelles de l’honneur, s’est non seulement, démarquée des agissements du Makhzen, mais a également, montré le fossé, qui ne cesse de se creuser, entre le palais royal et le peuple marocain. L’indignation marquée au cours de l’été dernier, dans la rue marocaine, est celle d’un peuple et non des militants de partis politiques, plus ou moins, inféodés au palais. Comme pour d’autres pays, qui ont « enfanté », c’est le cas de le dire, dans la douleur, une société civile éveillée, le Maroc est aujourd’hui, à la veille de la naissance, au forceps il est vrai, d’un Citoyen, appelé à remplacer le Sujet.
Aux dernières nouvelles donc, la révolution du « printemps Arabe » est en passe de traverser le royaume et même si ses effets sont pour le moment, moins spectaculaires, les fondations monarchiques ont été sérieusement ébranlées, au cours de l’été 2013. Le roi n’est plus perçu comme «le Commandeur des croyants ». La Constitution amendée dans la précipitation en 2011, a enterré la sacralité de la personne du roi. La transformation mentale du Marocain moyen, représente un véritable danger, pour le palais. Les sujets ne sont plus emmurés, dans le silence et l’inaction. Internet est un puissant outil d’information et de mobilisation populaire, qui montre encore une fois, sa redoutable efficacité. «C’est une révolte ? Non, sire, c’est une révolution.» disait le duc de Liancourt à Louis XVI, qui n’était même pas au courant, que la Bastille a été prise. Corrigé selon le contexte actuel marocain, elle devient : «C’est une révolte ? Non, Moulay, c’est une révolution en marche, mais, pas forcément, à pas forcés ». Alors, quid, des droits des enfants marocains ?