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Date de création : 08.11.2011
Dernière mise à jour :
13.04.2015
692 articles
Depuis que la troïka préside aux destinées de notre pays j’ai l’impression que l’on nage en pleine folie. Mais au fait, qu'est-ce que la folie ? Qui en décide ? Au nom de quoi ? Au nom de qui ?
L’on entend, souvent, dire : « si tu n'es pas comme tout le monde, c'est que tu es anormal, si tu es anormal, c'est que tu es fou. » Ces trois catégories _ n'être pas comme tout le monde, n'être pas normal et être fou_ sont, tout de même, très différentes et se sont trouvées assimilées les unes aux autres depuis que ce gouvernement conduit les affaires du pays. Pourquoi ?
C’est un fait, je ne veux pas de quelque chose qui pourrait donner l'impression de rassembler au delà ou de ce qui désunit. Cela en ferait une espèce d'unité qui nous caractériserait et nous justifierait, en donnant une place à chacun des protagonistes présents, peuple compris. Jouons plutôt, si vous voulez, au jeu des énoncés. Les protagonistes vont et viennent, comme ça, au hasard, on repoussera les uns, on acceptera les autres, comme au jeu de Monopoli. Je crois qu'on devrait lancer une question comme on lance une pierre dans une mare: elle fera plouf ou, au contraire, des ricochets. On relance de nouveau et, on voit jusqu’où peut mener le jeu. Mais, l’on ne doit pas oublier qu’il existe un certain risque pour la santé. La folie guette, uniquement, les perdants et les égarés. On joue sans filet, ni camion balai. Pour comprendre la sanction du perdant, il faut se référer au paragraphe précédent. Merci de l’apprendre par cœur pour la suite du raisonnement.
Il faut, donc, prendre les idées des uns et des autres à peine formulées, et tenter de comprendre leurs effets de pouvoir et de prise sur nous, les cobayes tunisiens du labo. Depuis des mois, déjà, je trouvais, surtout paradoxal, de poser le problème du fonctionnement politique du gouvernement à partir des idées, si hautement élaborées, par les inconnus ou les méconnus devenus bavards sans langue définie, sans sémantique, sans syntaxe, sans philologie ni même racines de mots. Je me posais le problème du fonctionnement historique du savoir politique qui, à partir de ces grandes idées, lancées, balancées et contrebalancées à ne plus savoir quoi en faire, pour en connaitre les effets. Faut-il les conserver, les préserver ou les confier au musée des horreurs humaines, si encombré de « produits » impossibles à recenser? Or j'avais sous les yeux, avec la praxis tunisienne, de légères pellicules de savoir politique à peine formées, qui étaient absolument liées à des formes de pouvoir que l'on pouvait analyser. Mais je voyais qu’on les avalait et puis on les recrachait sans les avoir, ni mâchées, ni ruminées. Elles n’étaient, donc nullement, assimilées faute d’avoir été analysées.
Au fond, au lieu de poser le problème de la pratique politique tunisienne à peine née, comme l'avait fait, une fois pour toute, l’élite du pays, autoproclamée, ou comme le fait, encore, tous les jours, sous nos yeux, le peuple souverain, tout aussi, autoproclamé, au lieu de poser le problème de la pratique du pouvoir, je me disais qu'il fallait prendre les initiatives, des uns et des autres, à peine nées, tout juste, formées avec un matériau riche, puisque, précisément, elles nous sont contemporaines et mitoyennes, et tenter de comprendre quels sont leurs effets de pouvoir sur un pays, certes révolutionnaire, mais qui renait, tel un phénix, de ses cendres, jeunes à jamais. C’était finalement cela que je voulais faire dans mes différents écrits : reprendre un problème qui était celui des refondateurs de tous bords et retracer l’émergence d'une science politique à l'intérieur d'une société multiforme, multiconfessionnelle et multimillénaire. Serait-il possible de retrouver l’unicité dans la multiplicité alors que, nous n’avions connu, jusqu’alors, que l’unicité dans la simplicité ?
Avec le temps, j'ai même compris que ces problèmes pouvaient être dangereux, à plus d'un égard, du côté des protagonistes assoiffés de pouvoir sans savoir politique et sans praxis véritablement collective au sens large du mot, comprenant espace, temps et atemporel. C'était d'abord violer la grande loi de la dignité des hommes qui ont sauté sur l’Occasion pour occuper un espace que je croyais perdu et un temps qui semblait se dérouler au ralenti. Cette hiérarchie est pourtant si évidente que je ne voyais pas comment et où et comment on avait pu déraper, mais on avait dérapé et dévié d’un parcours, pourtant, clairement balisé. Il fallait, donc, s'occuper, en premier, de ces démarches moches, un peu molles, un peu visqueuses, que sont les m’as-tu vu sous leurs multiples manifestations claironnées, pour essayer, ensuite de tenter de renouer avec un destin, certes promis, mais pas donné! « Chaque chose a son prix », c’est ce que je me disais ; surtout, en récapitulant les événements passés. En tentant d'analyser leur dialectique historique et leurs interactions dans notre société, je mettais le doigt, absolument sans le savoir, sur la tare de notre manière d’être avant et après les événements du 14 janvier. Je n'avais pas, en tête, les liens, à peine esquissés, entre les partis politiques et autres mouvements, et il y en avait, et leurs relations d’ensemble avec toutes les techniques de surveillance, de contrôle social et de repérage des anomalies et d’exclusions pour quelque motif que ce soit. C’était pourtant la clé de voute qui manquait à l’édifice qui s’écroulait à peine érigé. On recommençait à le bâtir, sitôt effondré, et, à nouveau, il s’affaissait.
Je l'avais ressenti, bien avant, en particulier, après la publication, des résultats des élections. Entre le moment où j'ai commencé à me poser ce type de problème concernant la société en relation avec les effets de pouvoir, de vouloir et de savoir et, le moment où ces questions ont commencé à rencontrer un écho concret et réel dans ma sphère d’ami(e)s, il s'était écoulé un bout de temps que je ne saurais, avec précision, apprécier. J'avais l'impression d'avoir allumé la mèche, et puis on n'avait rien entendu. Comme dans un cartoon, je pianotais sur mon clavier en attendant la détonation, et la détonation ne venait pas ! Elle n’est pas encore venue ! Viendra-elle un jour, secouer des tympans habitués aux pétards mouillés ?
C'était une sorte de chassé-croisé : je m'étais adressé, plutôt, à des politiques, et je n'ai été d'abord entendu que par des gens, considérés comme des littéraires, même si certains ont une vocation plutôt scientifique, médecins en particulier. Mais il est vraisemblable qu'ils avaient, à partir même de leur expérience littéraire, une sensibilité à un certain nombre de problèmes que les politiques, eux, n'avaient pas ou avaient oublié. Qu'ils aient réagi me paraît, finalement, être le signe qu'ils étaient, à l'intérieur même de leur pratique, essentiellement littéraire, plus profondément politiques que ceux qui avaient le discours populiste pour coder leur politique opportuniste inavouée.
J'en reviens aux histoires vécues depuis le 14 janvier ! Heureusement, elles touchaient un peu plus que notre vie puisqu’elles mettaient en cause plusieurs pays étrangers pourvoyeurs de devises, d’emplois et de refugiés. Quand j'ai vu des gens que j'admirais beaucoup, comme Hamma et Maya, porter plus d'intérêt à leurs petites personnes qu’au pays, j'ai éprouvé, à la fois, de l'émerveillement et un peu de honte, comme si, sans le vouloir, ils m’avaient dupés. Car ce que je faisais était pour moi, tout à fait étranger au champ de leurs discours suranné. Le pays était là à se demander de quel bois on pouvait bien le chauffer sinon le réchauffer. Mon discours était lié à cette matérialité-là, à ces espaces clos, et je voulais que les mots que j’écrivais, traversaient des murs, faisaient sauter des serrures, ouvraient des fenêtres et pénétraient les esprits pour les aérer et les dépolluer! Je Voulais… Oui je voulais.
Oui, on me lit. De plus en plus, me semble-t-il et, j’en suis surpris. On me lit pour la nouveauté et l'acuité de mes analyses ? Peut-être, mais je crois qu’on me lit, aussi, par plaisir. Je m’amuse à avoir un style propre et des effets de plume presque à chaque ligne et ce n'est pas un hasard. C'est très simple, je crois qu'il faut avoir une conscience artisanale dans ce domaine pour parachever un écrit porteur de réflexions, souvent, mal assurées bien que, totalement, assumées. De même qu'il faut bien faire une cage Sidi Bou Saïd, il faut bien faire un écrit destiné à être lu. Cela vaut d'ailleurs pour n'importe quel paquet de phrases imprimées, que ce soit dans un journal ou dans une revue réelle ou virtuelle ou même sur un bout de papier déchiré. Pour moi, l'écriture n'est rien d'autre que cela. Elle doit servir d’emballage aux idées. Mais j’ai remarqué que chez bien d’autres, ce n'est plus l’écrit qui sert cette grande entité, si sacralisée qu’est l’idée, mais d’autres formes d’expression télé parachutées.
On me dit que j'emploie souvent un certain nombre de contorsions stylistiques qui semblent prouver que j'aime bien le beau style. Eh bien, oui, il y a toujours, une espèce de plaisir, bassement érotique peut-être, à trouver une jolie phrase, quand on s'ennuie, un matin, à écrire des choses pas très drôles sur les citoyens, les leaders et le pays. On s'excite un peu, en rêvassant, et brusquement on trouve la jolie tournure tant attendue. Cela fait plaisir et donne un élan pour aller plus loin. Il y a de cela, évidemment. Mais il y a aussi le fait que, si on veut qu'il devienne un instrument dont d'autres pourront se servir, il faut que l’écrit fasse plaisir à ceux qui le lisent, même en déambulant. Ça me paraît être le devoir élémentaire de celui qui livre cette marchandise ou cet objet artisanal qu’est l’idée: Il faut que cela puisse faire plaisir, au moins à quelqu’un!
Absolument. Que des trouvailles ou des astuces de style fassent plaisir à celui qui écrit, et à celui qui les lit, je trouve cela très convivial et très convenant. Il n'y a aucune raison que je me refuse ce plaisir, de même qu'il n'y a pas de raison que j'impose de s'ennuyer à des gens dont je souhaite qu'ils lisent mes écrits. Il s'agit de parvenir à quelque chose d'absolument transparent au niveau de ce qui est dit, avec, tout de même, une espèce de surface de chatoiement qui fasse qu'on éprouve du plaisir à caresser le texte, à l'utiliser, à y repenser, à le reprendre à s’y méprendre à dessein ou sans raison. C'est ma morale de l’écrit que je prends soin d’appliquer, même, dans les « tchats » et les SMS en donnant leurs sens et leur noblesse aux mots.
Si j'avais à me définir, à donner de moi une définition prétentieuse (pédantise, dirait une amie), si j'avais à décrire cette espèce d'image qu'on a à côté de soi, qui, à la fois ricane, rigole puis vous guide, malgré tout, vers votre inspiration du moment, alors je dirais que je suis un artisan, et aussi, je le répète, une sorte d'artificier. Je considère mes écris comme des mines, des paquets d'explosifs... Ce que j'espère qu'ils sont ! Dans mon esprit, en effet, ces textes ont à produire un certain effet, et pour cela, il faut mettre le paquet, pour parler vulgairement comme je le fais de plus en plus souvent, toujours, selon la même amie. Mais le texte doit disparaître par son effet même, et dans son effet même. « L'écriture » n'est qu'un moyen, ce n'est pas le but. «L'œuvre », l’ensemble de tous les écrits, n'est pas le but non plus ! De sorte que, remanier un de mes textes pour l'intégrer à l'unité d'une œuvre, pour qu'il me ressemble ou pour qu'il ressemble aux écris qui viendront ensuite, ça n'a, pour moi, aucun sens précis.
Dès que j’écris, même si ce n’est pas sous l’inspiration du moment, je me mets à fonctionner comme quelqu'un d’autre, à la fois différent et hors de moi ; un «écrivain», diraient certains. J’établis, de moi-même à moi-même, des continuités et un niveau de cohérence qui ne sont pas exactement ceux de ma vie réelle, ni ceux de mon présent. Tout cela finit par constituer une sorte de néo-identité qui n'est pas identique à mon identité d'état civil, ni même à mon identité sociale et encore moins à celle que je prends soin de cultiver dans ma vie professionnelle de tous les jours. D'ailleurs, Je le sais très bien, puisque je cherche à protéger ma vie dite privée et la priver de cette autre vie devenue publique à force de chercher l’autre, par le mot.
Je ne puis admettre que ma vie publique interfère totalement avec ma vie privée. J’établis entre moi, scribouillard, et les autres chevaliers de la plume, notamment, ceux qui m’ont précédé, les maîtres de pensée, et ceux qui m’entourent sur internet et ailleurs, des liens d'affinités, de parenté, de cousinage, d'ascendance, de descendance et même de covoiturage qui ne sont pas ceux que j’établis dans ma famille réelle où les règles de préséance et de science sont l’unique référence établie. Heureusement pour elle ou bien pour les autres, depuis que je consomme de l’encre, je ne sais plus vraiment, où s’arrête l’ennui et où commence le plaisir.
En conclusion je voudrais dire à ceux qui me lisent : « Imaginez, mes textes ou mes idées, comme des billes qui roulent devant vous. Vous les saisissez, vous les prenez et, vous les relancez comme de vrais gosses jouant aux billes, ce jeu indémodable à force d’être démodé. Si cela marche, c’est tant mieux. S’il y a de l’effet, c’est encore mieux. Mais ne me demandez pas qui je suis avant d'utiliser mes billes de plâtre de bois de verre, de cristal ou d’acier pour savoir si elles ne vont pas être empoisonnées, ou si elles ne sont pas bien sphériques ou carrées, ou si elles ne vont pas dans le bon sens de la grande Histoire ou de la petite histoire, celle des contes de fées . En tout cas, ce n'est pas parce que vous m'aurez demandé mon identité que vous saurez si ce que je fais est utilisable ou non et si cela conduit comme un saufconduit dans un conduit ou éconduit hors du champ des billes dispersées au hasard de la dispersion que vous connaissez. C’est en tentant le coup, que vous y parviendrez. Vous n’avez, ensuite, qu’à me laisser un mot : « Réussite » ou « Echec », ou encore « Bip…bip…bip…bip », c’est selon votre appréciation. Merci de me lire si vous avez eu, encore une fois, le courage d’être arrivé, sans vous égarer sur les aires de repos, jusqu’à ce mot magique, qui ne figure, en fait, dans aucun de mes écrits : FIN.
Merci pour ce style qui reste irréprochable pour tes idées qui déferlent, se croisent, se repoussent avant de se rejoindre naturellement dans ta logique trop savante pour être plate!!Oui mon ami tu ne pourras jamais écrire comme n'importe quoi ni n'importe comment parce que tu es un savant en réalité, ta pudeur t'empêche d'étaler ton savoir, tes écrits très intelligents et souvent opaques sont le témoin de la grandeur de ton esprit!!Ce soir pour la première fois tu tentes de communiquer avec tes lecteurs, tu commences à t'ouvrir!!Sauras tu distiller ton savoir avec l'intelligence et la plume dont tu disposes?Oui je crois...Merci pour tout ce que tu m'enseignes pour ta patience et ta sagesse!!!http://tunesdidon.centerblog.net
c'est avec un grand plaisir que j'ai lu ton article .En mêmetemps je te découvre, une plume d'un style franc mais pudique..MERCI,pour cette"autobiographie"....C est une folie"voulue"ou étudiée mais n aboutit guère à atteindre ses fins ../ Pour ce qui est de tes écrits; tu nous enrichis de jour en jour par la beauté de ton style(à la fois spontané et docile à tes idées), par la valeur précieuse du contenu de tes articles intéressants dont tu traites presque quotidiennement les sujets d actualités touchant à notre réalité et exprimant nos soucis..Bravo encore notre cher intellectuel doué.!! On est fier de toi!!Ecrire un commentaire