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Date de création : 08.11.2011
Dernière mise à jour : 13.04.2015
692 articles


Qu’est-ce que la Révolution tunisienne ?

Publié le 15/01/2013 à 12:57 par ridhabenkacem Tags : vie monde bonne chez création 2010 dieu livre neige écran affiche
Qu’est-ce que la Révolution tunisienne ?

 

 

 

La Révolution ? Qu’est-ce que la Révolution tunisienne ?


Ma réponse à cette question est simple brutale et désagréable, mais c’est ma profonde conviction que je vous livre telle qu’elle s’est cristallisée dans mon esprit. Ce n’est pas une doctrine mais, simplement, un série de constats. En effet, je pense que la  Révolution n’est pas un ras-le-bol  populaire comme on l’a prétendu ou comme on le croit. La révolution est :


1 / Une conjugaison fortuite, en moins d’un mois, de protestations de tout ordre, selon tout le spectre des actions humaines allant de l’écrit et de la  parole à la violence la plus extrême. Elle s’est manifestée un peu partout, en même temps, et a fait tache d’huile, en peu de temps, grâce à l’effet miroir de la télé et de facebook.


2 / Elle est l’œuvre, non concertée, d’une toute petite minorité agissant en ordre dispersé (pas plus de dix mille personnes, selon mon estimation personnelle). Le seul lien entre les personnes composant cette minorité est la disparition, chez elles, du sentiment de la peur.


3 / Elle est la conséquence de la réponse sécuritaire, disproportionnée, des forces de sécurité, mal préparées et insuffisamment formées à répondre, correctement, à ce genre de manifestations. Une réponse correcte, conjuguée à l’action des relais gouvernementaux et du RCD, aurait pu absorber et amortir le choc, mais ces relais n’avaient pas fonctionné, comme on le verra, plus bas. 


4 / La révolution est la conséquence d’une erreur d’appréciation de ZABA et de Rachid Ammar qui, croyant s’inspirer des événements du pain en 1984, avaient permis à l’armée d’aller au contact de la foule et, au lieu de la terroriser, grâce au déploiement des blindés, elle l’avait renforcée, dans ses manifestations, en observant un ligne, stricte, de neutralité pactisant, même, parfois, avec elle. Ceci avait, considérablement, limité l’action des forces de sécurité, allant jusqu’à la neutraliser et la contrecarrer, dans certaines régions du pays, notamment, dans la capitale ; ce qui a revigoré les manifestations de cette minorité agissante.


5 / Elle est la conséquence de la compartimentalisation à outrance, des forces de sécurité. C’est une logique compréhensive, qui avait amené ZABA à faire ce choix. La logique de diviser pour régner ; ces forces ne devant jamais se coaliser pour conjuguer, leur force, contre le pouvoir en place. Mais ZABA avait oublié de mettre en place un mécanisme ad-hoc pour faire sauter le verrou de la compartimentalisation, en cas de besoin.  Conséquence, les différents corps des forces de l’ordre, y compris la garde présidentielle, s’étaient gênés et se s’étaient, même, tirés dans les pattes, ce qui avait favorisé l’action des insurgés et apporté de l’eau à leur moulin.


6 / Elle est, aussi, la conséquence de la fuite précipitée de Ben Ali, mal informé, mal conseillé, et peut-être manœuvré, à son insu,  par Ali Seriati et, probablement, d’autres  personnages de l’ombre dont on ignore, encore, l’existence.


7 / Elle est, également, le résultat d’un choix fait par Zaba, depuis son accession au pouvoir, de n’avoir, pour ministres, que des technocrates et non des politiciens endoctrinés. En conséquence de quoi, le gouvernement n’avait, jamais, pris une seule décision, du 17 décembre 2010, au 14 janvier 2011. Ce choix de Zaba était motivé par le fait d’éviter qu’un cacique du régime ne lui conteste le leadership du pays. De fait aucun ministre ne lui avait jamais contesté cela, et quand la minorité agissante s’est emparée de la rue, ce gouvernement, à commencer par le premier ministre, n’avait pas su quoi faire, n’ayant jamais été habitué à faire de la politique de terrain, mais, uniquement, de la gestion de projets.


8 / La révolution est également, la conséquence du choix de ZABA de faire du RCD, une simple machine électorale et un auxiliaire des forces de l’ordre, à travers des milices mal formées et peu fidèles, car payées à la journée. Pour être juste, le RCD avait, aussi, une petite dimension sociale, au niveau de ses cellules territoriales et professionnelles. Face à une protestation spectaculaire, le RCD, n’avait aucune doctrine, aucune vision politique du pays, à mettre en avant. Il était resté, totalement, absent de la scène, jusqu’au 14 janvier. Si le RCD avait une véritable doctrine politique, comme le PSD du temps de Bourguiba, je suis sûr que les choses se seraient passées autrement. Or, la puissante machine RCDiste était restée muette.


9 / La révolution est, enfin, due, en partie, à un climat favorable, qui a permis, notamment, de donner le coup de grâce du 14 janvier. Durant la période de la Révolution, nous avions eu droit à un temps superbe, qui rappelle, exactement, celui que nous vivons ces jours-ci. Rappelez-vous, le temps qu’il avait fait, l’année dernière, durant la même période : de la pluie glaciale, tous les jours, de la neige et des tempêtes dans les régions de l’intérieur. Assurément, un climat, à ne pas mettre, un révolutionnaire aguerri dehors. Ce n’était pas le cas, deux ans auparavant.


Voilà, à mon avis, les ingrédients et non la recette de la révolution. Quant aux conséquences elles peuvent, également, être résumées, ainsi :


1 / Après que cette minorité agissante en ordre dispersé, c’est-à-dire, sans mot d’ordre précis, ait crée l’événement, des manipulateurs de l’ombre, d’extrême droite et d’extrême gauche, ont mobilisé des incrédules, pour faire pression sur un gouvernent, très faible, lui forçant la main et l’obligeant à opter pour l’élection d’une assemblée constituante. Ceci fut accompli au nom du peuple, dans son ensemble, qui, à 90%, ne savait, même pas ce qu’est une constitution.    


2 / Toujours en raison de la faiblesse du gouvernement, des partis, en surnombre, ont été reconnus, en hâte. Plusieurs d’entre eux ont obtenu un visa, malgré leur non-conformité avec la loi qui en régit la création.


3 /  la campagne électorale était une grossière farce, tant le peuple est loin d’être  habitué à ce genre de joutes verbales, dans un jargon qu’il ne comprend pas, et qui est loin de ses véritables préoccupations quotidiennes, centrées sur le couffin et l’emploi.


4 / L’instance des élections n’a fait qu’accompagner, tant bien que mal, un mouvement qui la dépassait, en moyens et en capacité de projection et de prévision. (Manque de temps pour bien préparer l’intervention des médias et des relais susceptibles d’expliquer les enjeux électoraux, absence d’expérience en la matière et mauvaises appréciation des véritables difficultés) 


5 / la très grande majorité du peuple, qui ne voyait aucun inconvénient à vivre sous le régime de ZABA, a élu le parti qu’elle croyait représenter Dieu. Après coup, tout le monde leur avait dit que ZABA était Satan, en personne, ce qu’elle ne savait pas, et c’est, tout naturellement, donc, qu’elle avait choisi ce qu’elle croyait être l’antidote : Le parti de Dieu.


6 / la petite minorité agissante, qui a fait la révolution, a été enterrée, morte et vivante, avec perte et profit. Vous vous plaignez de  votre sort, à longueur de soirée, sur Facebook ? Eux, ils vivent, en silence, le plus grand calvaire de leur vie. Non pas d’avoir offert, avec fierté, leur poitrine aux balles des sbires de ZABA, mais en raison du mépris que tout le monde affiche, à leur égard, sans exception. Ils ne sont nullement dupes et n’apprécient que, modérément, l’instrumentalisation  de leur lutte par tous les acteurs politiques du pays. On leur donne, rarement, la parole et quand on le fait, ils n’hésitent pas à renvoyer tout le monde dos-à-dos, opposition comprise. Cela n’empêche pas les partis politiques en place, particulièrement, les majors, d’entre eux, de faire campagne électorale, sur leur dos.


7 / Les ligues de protection des objectifs de la Révolution sont composées de brigades partisanes qui n’avaient, jamais, pris part, à aucune des actions de la Révolution. Ces brigades ou milices sont, en réalité, des LIGUES DE PROTECTION DE LA CONFISCATION DE LA REVOLUTION PAR DES ELUS PROFITANT DE LA BONNE FOI DU PEUPLE QUI N’A PAS FAIT LA REVOLUTION.


Voilà pour les conséquences.


Conclusion


En résumé, la révolution est l’œuvre d’une petite minorité agissante, en ordre dispersé. Les élections ont donné l’occasion, à la très grande majorité du peuple, qui ne trouvait aucun inconvénient à vivre sous ZABA, à élire ceux pour qui leur cœur balance, et qui n’ont rien à voir avec la petite minorité qui a créé l’événement. La révolution a bien été confisquée, non pas par Ennahdna, comme on se plait à le répéter depuis un an, mais par la grande majorité du peuple, indolent, insouciant, qui n’a pas esquissé un seul geste pour chasser ZABA, et qui n’a pas trouvé, mieux, que d’offrir, sur un plateau, le pouvoir à ceux qui avaient refait leur vie à l’étranger. La très grande majorité du peuple se plaint, aujourd’hui, de ceux qui nous gouvernent, mais ne se rend, même pas compte, que c’est la conséquence de sa bêtise, le jour du scrutin de 23 octobre 2011.


Mais projetons-nous dans l’avenir immédiat. Selon vous que se passera-t-il le jour du prochain scrutin ?  Vous n’avez pas de réponse ? Je vais vous mettre sur la voie. Notre niveau de conscientisation politique ne permet pas encore, à la très grande majorité d’entre nous, de faire le lien entre l’acte individuel de déposer un  bulletin dans l’urne et le sort collectif de l’ensemble du peuple et du pays. Et savez-vous pourquoi on en est là ? Parce qu’en deux ans de palabres sur les plateaux de télé, personne n’a essayé d’expliquer cela, à ceux qui les regardent, avec une curiosité malveillante, sur le petit écran TV.


Peu de politiciens sont prêts à affronter le public, oser le responsabiliser, lui expliquer sa part   d’erreur dans ce que nous traversons actuellement. Ont-ils peur de réduire le nombre de leurs sympathisants ?  Ont-ils peur de froisser un réservoir électoral que l’on cherche à caresser dans le sens du poil ? Sinon, comment expliquer que des politiciens, bien instruits, qui se rendent bien compte de ce que je viens d’expliquer, s’évertuent, encore, à faire croire au peuple, dans son ensemble, que c’est bien lui qui a fait la révolution. 

Commentaires (2)

Anonyme le 15/01/2013
Jacq :
"le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire" EINSTEIN


Saloua le 15/01/2013
jolie analyse j'adore la dernière phrase de l'Art "comment expliquer que des politiciens, bien instruits, qui se rendent bien compte de ce que je viens d’expliquer, s’évertuent, encore, à faire croire au peuple, dans son ensemble, que c’est bien lui qui a fait la révolution"
ZABA a eu peur il est parti parce qu'il en a trop fait, ceux qui ont assisté ben ali en silence n'auraient jamais pu réagir autrement, par contre ceux qui ont détourné la révolution ce sont ceux là même qui n'ont jamais réussi leur rôle d'opposants "fantoches", je sais seulement que ceux qui pourraient faire renaitre la Tunisie de ses cendres ne sont toujours pas connus!!!


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